Rendez-vous aux Journées d’été de Nouvelle Donne à Amiens

le 07 août 2014 par Pierre Larrouturou

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Des Journées d’Été ? À quoi ça sert ?

  • Se retrouver, faire connaissance, sortir de l’urgence. Après quelques mois de folie, où nous avons en même temps construit le mouvement et fait campagne, nous voulons prendre le temps de mieux faire connaissance, dans un climat convivial.
  • Inventer ensemble une nouvelle façon de faire de la politique : comment faire campagne quand il n’y a pas de campagne électorale ? Quelles actions mener à la rentrée pour faire connaître nos idées du plus grand nombre ?
  • Clarifier nos objectifs. Commencer une réflexion collective sur notre stratégie à  long terme.
  • Commencer aussi à réfléchir à l’organisation définitive que nous voulons pour notre mouvement.
  • Lancer les groupes de travail thématiques qui vont nous permettre de construire un projet global.
  • Se former pour mieux répondre aux questions qu’on nous pose (sur le logement, sur le temps de travail, sur la fiscalité…)
  • Débattre des causes profondes de la crise, de l’évolution de notre société, de notre république et de l’avenir.

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« Il faut reprendre le mouvement historique de la baisse du temps de travail » dans La lettre du cadre

le 07 août 2014 par Pierre Larrouturou

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Dans « La Grande trahison, les élites ont abdiqué », Pierre Larrouturou explique qu’en privé les conseillers de François hollande et nombre d’élus socialistes partagent ses idées de rénovation complète du système économique et social français et européen. mais la parenthèse de lucidité refermée, c’est l’inertie. Le mainstream libéral supplante les engagements de justice sociale et le courage politique… Interview de Pierre Larrouturou, qui propose aux citoyens de « reprendre la main ».

Avez-vous eu des réactions suite à la publication de votre livre qui fait, à certains égards, froid dans le dos ?

Oui chez les députés socialistes, chez les députés écolos, il y a une vraie réflexion, ils voient que leurs enfants sont au chômage, ils se font engueuler par les militants parce que ça ne marche pas. Donc il y a des lignes qui bougent dans le paysage intellectuel. récemment, le député de tours me disait que le ps avait perdu toutes les mairies qu’il avait gagnées depuis vingt ans. Au-delà de cette dimension politique, il y a la dimension éthique : s’ils ont pris leur carte au ps, c’est quand même parce que la justice sociale les intéresse… en revanche, à l’Élysée ou à matignon, aucun signe de vie. C’est plutôt : on continue, on va dans le mur… vraiment aucun débat. C’est tout de même scandaleux de se dire, alors qu’ils ont pris deux claques historiques aux municipales et aux européennes, « surtout, surtout ne prenons pas trois semaines de débat… surtout, on fait le « 49-3 », on continue, on ne change rien ». Jamais, ne jamais réfléchir. Quand vous avez une chute des abonnements, vous vous remettez bien en cause ? Quand la première fusée Ariane a explosé, ils ne se sont pas flagellés en public, mais ils ont essayé de comprendre. On a décalé le lancement de la fusée suivante de trois mois pour déterminer d’où venait l’échec !

Interview à retrouver dans son intégralité sur le site LaLettreDuCadre.fr


GAZA. « Des Arabes sont tués, tout le monde s’en fout » : l’insoutenable inertie de la France. Le NouvelObs.com

le 04 août 2014 par Pierre Larrouturou

Tribune parue initialement sur le site du NouvelObs.com

Imaginez une minute. Je dis bien « imaginez » car nous espérons tous que ce ne sera jamais le cas. Imaginez qu’un État voisin d’Israël ait décidé de bombarder ce pays. Imaginez l’horreur : des enfants jouant sur une plage, dont le corps est coupé en deux. Des femmes dévisagées. Des hommes écrasés sous des immeubles en feu. Des écoles bombardées. Des milliers d’orphelins. Des milliers  de blessés… Immédiatement, tous nos pays auraient réagi : en moins d’une heure, les avions de l’Otan auraient décollé des bases les plus proches. L’Europe aurait organisé un pont aérien pour évacuer les blessés, les soigner dans nos hôpitaux et fournir à tous les vivres nécessaires. Oui, si Israël avait été attaqué, nous aurions tous réagi immédiatement et avec beaucoup de force. C’est normal. Israël est un pays ami. Critiquer Netanyahu, ce n’est pas critiquer Israël Alors comment expliquer notre inertie quand un autre pays ami, la Palestine, est sous les bombes ? « Quand c’est des Arabes qui sont tués, tout le monde s’en fout ? Israël a le droit de tuer parce qu’on est arabe ? » demandait une jeune fille dans la manifestation du 13 juillet. Je n’ai pas su lui répondre. Notre amitié pour Israël ne peut aucunement justifier notre inertie. Lire la suite »


« La bonne nouvelle, c’est que le peuple est en train de se réveiller » – Reporterre

le 21 mai 2014 par Pierre Larrouturou

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Une autre politique climatique peut-elle sauver l’Europe ? La croissance va-t-elle revenir ? Un nouveau mouvement politique peut-il remplacer un PS en effondrement moral ? Rencontre avec Pierre Larrouturou, après José Bové, Corinne Lepage, et Jean-Luc Mélenchon. Extraits.

L’interview dans son intégralité à lire sur le site de Reporterre

Reporterre – Comment interprétez-vous le désamour des Français à l’égard de l’Europe ?

Pierre Larrouturou - Pendant trente ans, l’Europe était un espace de coopération et de justice sociale. Et puis il y a eu un tournant, qu’on a appelé la révolution néo-libérale les débuts des années 1980. Depuis trente ans, au lieu d’avoir une coopération et une justice sociale, la concurrence a été érigée comme un dogme fondamental au-dessus de tout le reste. Cela amène une précarité terrible, à la violence sociale, à la violence contre la planète. L’Europe n’est plus fidèle aux valeurs des pères fondateurs.

En quoi est-elle différente de la conception originelle ?

La première volonté était de mettre le charbon et l’acier en dehors des mains des capitalistes et de faire une union politique en commençant par des choses concrètes. il y avait des règles sur le charbon et l’acier, sur le salaire minimum, sur le fonctionnement économique. Et quand un pays dévaluait sa monnaie, il y avait un montant compensatoire agricole qui évitait qu’il y ait un avantage compétitif lié à cette dévaluation. Aujourd’hui, le traité transatlantique dont François Hollande veut accélérer la négociation est le contraire des valeurs de ceux qui ont créé l’Union européenne.

[...]

En même temps ils restent tous accrochés à l’idée de croissance. La presse économique affirme que l’activité est en train de repartir.

C’est de la pensée magique ! Les derniers chiffres donnent 0,1 % de croissance aux Etats Unis au premier trimestre. En Allemagne la croissance du PIB par tête a été de zéro. Au Japon, malgré un déficit de 10 % du PIB, le premier ministre japonais reconnaît qu’on est en train de retomber à un rythme de croissance de l’ordre de 1 %. Ils font un déficit de 10 % du PIB. Est-ce qu’on peut soigner une gueule de bois avec un double whisky ? S’il faut un déficit de 10 % du PIB pour avoir une croissance de l’ordre de 1 %…

[...]

Que proposez-vous pour échapper à cette évolution de pourrissement ?

Il faut dire que la question du climat est fondamentale. On a mis mille milliards sur la table pour sauver les banques. La question du climat n’est-elle pas aussi fondamentale ? On pourrait mettre mille milliards sur la table : pendant vingt ans, chaque pays aurait un droit de tirage de 1 % du PIB sur cette somme à taux zéro – pour la France, ce serait vingt milliards d’euros par an pour financer la transition.

On consacrerait l’essentiel à des travaux d’isolation. On a des fuites énergétiques partout, dans tous nos bâtiments, nos domiciles, nos bâtiments publics. Est ce qu’on est capable de faire un effort considérable pour isoler les bâtiments ? Tout le monde sait que c’est rentable. Une étude de la Commission européenne estime qu’on peut économiser entre 800 et 1 000 euros par ménage chaque année.

On pourrait sortir de notre indépendance au gaz et au pétrole. Le dernier rapport du GIEC est angoissant : les scenarios dont on avait peur pour 2100, on se demande maintenant comment les éviter en 2030. La France est engagée pour diviser par quatre la production de gaz à effet de serre. Il faut mettre le paquet et se dire qu’on a vingt milliards au minimum.

On peut avoir un accord sur ce plan avec Angela Merkel. Elle a les mêmes problèmes que nous pour financer sa transition énergétique. Les esprits évoluent en Allemagne sur les questions de la création monétaire. Les Allemands sont hostiles aux euros bonds. Et je les comprends : une création monétaire qui ne servirait que les financiers serait stupide, mais si la création monétaire permet de créer des emplois pour économiser l’énergie et faire baisser les factures d’énergies, on peut avoir un accord. On prend un an pour négocier et on a pendant vingt ans du boulot pour tout le monde, et peu à peu nos productions de gaz à effet de serre diminuent.

Je rappelle que les banquiers font tout pour que les questions de création monétaire paraissent compliquées. Mais depuis dix ans, ce qui a été créé par ou pour les banques privées, c’est 2 628 milliards d’euros de création monétaire ! On peut financer la transition énergétique avec cela.

[...]

Pourquoi ne travaillez-vous pas avec Europe Ecologie les Verts ?

Le programme EELV dit, « si le citoyen met un euro, l’Europe mettra un euro ». C’est très sympa mais si les citoyens ne mettent que cent euros, il n’y aura que deux cents euros. Est-ce à la hauteur ? Non.

Quand j’étais à Europe Ecologie, on m’avait dit que les deux mamelles de l’écologie politique, c’était sortir du nucléaire et de changer de politique énergétique, d’une part, et d’autre part de passer à la semaine de quatre jours pour sortir du chômage et vivre autrement. Dans l’accord signé avec le PS, la question du temps de travail a disparu. Or cela est une question fondamentale. Si le Medef veut ringardiser la question du temps de travail, c’est que le partage actuel profite aux actionnaires ! La question de renégocier la question du temps de travail, tout au long de la vie, est un enjeu fondamental, tant du point de vue anthropologique qu’en ce qui concerne la lutte contre le chômage et le partage de la valeur ajoutée.


LCI Matin – Lundi 19 mai 2014

le 20 mai 2014 par Pierre Larrouturou


Nous étions 2.000 à République pour le village citoyen et le meeting Nouvelle Donne #nd18mai

le 19 mai 2014 par Pierre Larrouturou

Meeting et village citoyen à République le 18 mai


Nouvelle Donne au Parlement européen : avec quel groupe ?

le 16 mai 2014 par Pierre Larrouturou

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Nouvelle Donne est régulièrement interpellé sur le groupe politique que ses élus compteraient rejoindre au Parlement européen et sur le candidat à la Commission européenne qu’ils soutiendraient. Tant mieux ! Cela prouve que l’intérêt pour notre parti grandit, chez nos partisans comme chez nos adversaires.

Nous pensons néanmoins qu’il est prématuré de choisir dès à présent avec quel groupe nous souhaitons travailler. D’une part parce que la couleur de chacun des groupes est susceptible de varier sensiblement en fonction des résultats du 25 mai et des forces qui le composent. D’autre part, parce qu’à l’instar de ce que nous avons fait pour désigner nos candidats, nous souhaitons innover : les comités locaux de Nouvelle Donne seront consultés sur les propositions faites au cours des négociations. Courant juin, nos élus leur rendront régulièrement compte des avancées.

Un constat s’impose néanmoins dès aujourd’hui : il sera évidemment tout autant impossible pour nous de siéger avec le PS au sein du S&D qu’avec l’UMP au sein du PPE. Ils se succèdent au pouvoir, en France comme en Europe, depuis 40 ans. Ils n’ont compris ni la nature, ni la gravité de la crise. Il ne faut pas attendre de ceux qui ont créé les problèmes les solutions pour les résoudre. Nous croyons que l’on peut sortir du chômage même dans un contexte de faible croissance. Nouvelle Donne montre qu’on peut atteindre l’équilibre des finances publiques sans austérité. Nous prétendons que l’on peut encore gagner la course de vitesse contre le dérèglement climatique.

Quant au prochain Président de la Commission européenne, nous ne soutiendrons qu’un homme ou une femme qui voudra rompre avec le ronron bruxellois qui accepte la crise comme fatalité et l’austérité comme panacée. Nouvelle Donne soutiendra celui ou celle qui dira publiquement : « Je démissionne de mon poste de Président de la Commission dans deux ans si nous n’avons pas négocié un Traité de convergence sociale, si nous n’avons pas créé un impôt européen sur les bénéfices, si nous n’avons pas arrêté les négociations sur le TAFTA et mis sur la table 1000 milliards pour sauver le climat. » Sans doute n’y parviendrons-nous pas à 28. Mais nous devons pouvoir trouver 10 pays capables de redonner corps au rêve européen en actant ces avancées.

www.nouvelledonne.fr


Nouvelle Donne, une nouvelle ambition pour l’environnement

le 16 mai 2014 par Pierre Larrouturou
Conférence de presse avec, de g. à d., Benjamin Grimont, Jean Jouzel et Pauline Mispoulet

Conférence de presse avec, de g. à d., Benjamin Grimont, Jean Jouzel et Pauline Mispoulet

Pour sauver les banques, on a mis 1.000 milliards sur la table. Il est tout à fait possible d’en faire autant pour sauver le climat et financer la transition énergétique.

UN FINANCEMENT À LA HAUTEUR DE L’URGENCE CLIMATIQUE

Vues l’urgence climatique et la crise économique que traverse l’Europe, il est impossible de faire reposer la transition énergétique uniquement sur des changements de comportements individuels en demandant aux citoyens de modifier leurs habitudes. Il faut bien évidemment donner un prix au carbone mais il faut aussi et surtout contraindre les États à prendre leur part de responsabilité.

Nouvelle Donne propose de négocier un Pacte Européen Climat – Énergie – Pouvoir d’achat qui permettrait à chaque État membre d’emprunter chaque année l’équivalent de 1% de son PIB auprès de la Banque européenne d’investissements pour financer des travaux d’économies d’énergie.

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Pierre Larrouturou dit-il vrai sur la lutte contre le chômage au Canada ? Le vrai du faux de France Info

le 12 mai 2014 par Pierre Larrouturou

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L’économiste, candidat aux élections européennes pour le mouvement « Nouvelle donne », affirme qu’au Canada quand une entreprise a 20% de salariés en trop, au lieu de licencier 20% des gens, elle baisse le temps de travail de 20% et baisse les salaires. Et il y a un chèque qui arrive de l’Assurance chômage et de l’Etat. Les gens gardent 95% de leur revenu ». Vrai ou faux ?

Vrai

Ce programme existe dans toutes les provinces du Canada depuis les années 80. Il s’appelle le programme de travail partagé. L’entreprise doit démontrer qu’elle est victime d’une baisse d’activité inhabituelle d’au mois 10% depuis 6 mois. Elle fait une demande à un organisme public qui s’appelle Service Canada. Ensuite, elle peut baisser la durée du temps de travail jusqu’à 40% maximum en accord avec les salariés.
Le programme dure en général 26 semaines et peut être prolongé de 12 semaines supplémentaires.

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« La politique de l’offre de Hollande, une erreur stratégique » – dans Paris Match

le 05 mai 2014 par Pierre Larrouturou

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Le fondateur de Nouvelle Donne défend avec ferveur des idées pour transformer l’Europe et la France, quitte à égratigner toutes les autres forces de gauche. Paris Match l’a rencontré.

Interviewer Pierre Larrouturou est une expérience. Cet ancien socialiste de 49 ans nous a donné rendez-vous dans un café à Paris près du QG de Nouvelle Donne, le parti qu’il a fondé en novembre 2013. Lorsqu’on s’assoit en face de lui, il ouvre un grand cahier à carreaux sur deux pages vierges. « Bon, allons-y », lance l’économiste avec son accent du Sud-Ouest, comme impatient. Pierre Larrouturou ne répond pas simplement aux questions, il démontre. Le ton est chaleureux, le débit rapide. Il griffonne des chiffres et des schémas qui accompagnent sa réflexion et, lorsqu’il veut appuyer son propos, il tire d’une chemise cartonnée un document ou un graphique.

De fait, la rhétorique de Pierre Larrouturou est parfaitement bien rodée. Auteur d’ouvrages avec Michel Rocard ou Stéphane Hessel, figure du Collectif Roosevelt qui avait voulu secouer le débat présidentiel en 2012, l’homme alimente le débat à gauche depuis 20 ans. Pourfendeur des 35 heures de Martine Aubry, il défendait la semaine de quatre jours. Il reste aujourd’hui convaincu que la question du partage du temps de travail est centrale.

Pour l’heure, Nouvelle Donne est largement devancé par les formations politiques traditionnelles : dans notre enquête en continu Eurorolling Paris Match-Ifop-Fiducial-Sud Radio, les listes du parti obtiennent 1,5% d’intentions de vote. Pierre Larrouturou n’est pourtant pas inquiet : tête de liste en Île-de-France, il sent la dynamique le porter et veut croire que les électeurs donneront à Nouvelle Donne quelques députés européens au soir du 25 mai.

Paris Match. Dans votre programme européen, vous affirmez qu’il est possible de changer radicalement l’Europe en quelques années à peine. Comment ?

Pierre Larrouturou. Il y a eu une révolution libérale dans les années 1980; Margaret Thatcher a changé l’Europe en trois ans en tapant du poing sur la table. Nous disons : en un an ou deux ans, faisons l’inverse. Nous disons qu’on ne peut pas y arriver à 28. Il faut redémarrer à 6, à 9 ou à 11… Vous avez vu, il y a 11 pays qui ont lancé la taxe Tobin. Les Anglais sont furieux, mais c’est la preuve qu’on peut y arriver.

En quoi est-ce différent de « l’Europe à plusieurs vitesses » voulue par François Hollande ?

Hollande n’a rien fait depuis deux ans ! Il y a pourtant des choses qui bougent, regardez madame Merkel qui a signé pour une taxe Tobin, puis pour un salaire minimum. Et au moment même où la droite allemande dit qu’il faut faire plus de justice sociale, François Hollande préconise une politique de l’offre. C’est une erreur tragique.

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